1er semestre 1816 : tout ce joue là !

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1er semestre 1816 : tout ce joue là !

Message par pilayrou le Mer 31 Oct - 16:36

Louvel-Louis XVII.

Janvier-Juin 1816.

Tout se joue là !

21/10/2018
Beaucoup de choses curieuses en ce premier semestre de l’année 1816 !

Février-Mars : Louvel quitte son cousin et chef Labouzelle aux écuries royales de Versailles pour devenir unique sellier aux Tuileries.

2 Avril : l’agriculteur Thomas Martin, de Gallardon (28), rencontre Louis XVIII en tête à tête après de longues démarches concernant ses apparitions d’un archange en redingote et chapeau haut de forme, qui lui révèle l’existence de Louis XVII ! (15/1/1816 - il verra l’envoyé des cieux à plusieurs reprises ; même à la messe du 21-janvier à Gallardon). Il est curieux de noter que ces apparitions coïncident avec l’exil forcé de Joseph Fouché qui, avec Barras, sont les principaux protagonistes de l’évasion et de l’hébergement de l’enfant du Temple de juillet 1794 (qui n'est pas Louis XVII, mais le remplaçant de Robespierre) (Le roi perdu, d’Octave Aubry).
Martin de Gallardon était-il à la solde d’un Fouché désirant revenir en France ? (Fouché, député sous la Révolution, co- renverseur de Robespierre, ministre de Bonaparte, chef du Gouvernement après Waterloo, et ministre de la Police de Louis XVIII durant quelques mois avant son exil comme régicide).

Mai 1816 : Voici une déposition troublante rapportée dans un ouvrage de 1851 sur le « Baron de Richemont ». (faux dauphin). Louvel pourrait être ce mystérieux personnage qui rencontre dans les jardins de Versailles la duchesse d’Angoulême. Nous sommes en mai 1816. Louvel navigue entre Paris et la ville royale, où il a encore de la famille, sa marraine Belleville, jardinière en chef à Trianon, et son cousin et chef Labouzelle.

« Je, soussigné, Charles, comte de Pons, déclare à qui il appartiendra, qu’en mon ancienne qualité de page de M. le comte d’Artois, en 1816, dans les premiers jours de mai, me promenant dans le parc de Versailles avec MM. Curial, de Montbrun et d’Arjuson, tous trois mes collègues, nous étions dans une vaste allée de charmille à jouer au chevalfort, lorsque nous fûmes distraits de notre occupation par des personnes dont les voix animées se faisaient entendre dans une promenade rapprochée de la nôtre. Comme leur conversation était très rapide, elle fut l’objet de notre attention, et en particulier de la mienne; ayant prêté l’oreille et dirigé les yeux du côté d’où nous venaient ces accents, qui ne nous étaient point étrangers, nous reconnûmes madame la duchesse d’Angoulême (soeur de Louis XVII), Monseigneur le duc de Berry et M.de Mouchy, capitaine des gardes; un quatrième personnage était avec eux; il avait la taille moyenne, il était blond, bien fait, le teint animé; dans ses mouvements, il y avait de la grâce, du geste ; sa voix était douce et sonore.
« N’ayant rien compris au commencement de la conversation, nous entendîmes ces paroles prononcées par l’inconnu, avec des mouvements convulsifs, ses mains se joignant sur sa tète: «Ah! ma sœur ! ma sœur !…» A ces mots, la duchesse répondit: « Allez ! allez ! Vous êtes la cause des malheurs de ma famille!… » Monseigneur le duc de Berry était ému; M. de Mouchy, qni était à une distance respectueuse, s’approcha et dit » à l’inconnu, qu’étant de service, il.ne pouvait le laisser davantage dans le parc, où sa présence était ignorée ; alors le groupe se retira.
Etonnés de ce que nous venions d’entendre, nous retournâmes au château ; mais, à la porte, nous trouvâmes M. de Mouchy, qui parut surpris de nous voir. Il nous demanda d’où nous venions, ce que nous avions fait, si nous n’avions rien entendu ? Nous lui répondîmes que nous venions du jouer au cheval-fort, et que nous n’avions rien vu ni entendu. Il rentra en nous disant : « Vous êtes bien heureux! » et en donnant l’ordre à M. de Mombrun d’aller le trouver le même soir à cinq heures.
« Au Poyet, commune de Pouilly-sous-Charlieu, le 2 octobre 1842.
« Signé : Le comte de PONS.
« Vu pour la légalisation de la signature de M. le comtede Pons. « Pouilly-sous-Charlieu, le 26 décembre 1842.
« Signé : Le maire, E. BROSSWID. » (Brossard)

Pourquoi ce comte de Pons aurait-il été inventer cela 26 ans après les faits ?

Juin 1816 : Toussaint Charpentier, jardinier en chef à Versailles et au Luxembourg, connaissance de la marraine de Louvel (jardinière en chef à Trianon également), va trouver les autorités (ministre de la Police) pour raconter qu’il a, sur ordre de la Commune, enseveli de nuit et secrètement un petit cercueil en juin 1795 au cimetière de Clamart, dans les heures qui ont suivi la mort de l'enfant du Temple. Un municipal déclare que « le petit Capet aurait bien du mal a retrouvé sa famille. ».
Charpentier aurait pu être au courant de l'identité de Louvel, via la marraine de ce dernier. Et vouloir faire penser à Louis XVIII que Thomas Martin et son "archange" racontaient des sornettes (couvrir Louvel-Louis XVII).

Selon moi, Louvel-Louis XVII a voulu se rapprocher de la famille royale en allant travailler aux Tuileries. Il y a secret de famille. La famille royale a accepté le "revenant", sans penser qu'il y aurait drame 4 ans plus tard (assassinat de Berry).

J’ai lu sur Gallica, dans un ouvrage consacré au régicide, qu’il a déclaré sur l’échafaud (7/6/1820) qu’il ne pensait pas « qu’ils finiraient par le faire mourir » ! Parle-t-il du retard de quelques heures de l’exécution ? Ou que Louis XVIII le gracierait malgré son désir de mourir ?

pilayrou

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Re: 1er semestre 1816 : tout ce joue là !

Message par pilayrou le Dim 4 Nov - 4:50

Scénario qui vaut ce qu'il vaut (lire les posts précédents).

Le "voyant" Martin de Gallardon a rencontré par hasard Louis XVII-Louvel, qui lui a fait des confidences, entre 1794 et 1816. Martin est convaincu par les propos de "Louvel" sur son origine royale. Louvel a évolué entre 1794 et 1801, puis de 1815 à 1816 dans un rayon de 80 kms autour de Gallardon.

A la Restauration, n'en pouvant plus de détenir le secret de la survivance de Louis XVII, va retrouver Louvel aux écuries de Versailles (fin 1815); Louvel qui ne veut pas entendre parler de couronne. Martin invente cette histoire d'ange qui lui dit d'aller voir le Roi (à moins que ce ne soit le curé de Gallardon qui ne monte l'affaire). Et après de multiples rencontres (évêque, médecins, gens du Palais), Louis XVIII reçoit Martin, excité, qui lui raconte tout, y compris le nom sous lequel se cache Louis XVII. Un Louis XVII tourmenté. Nous sommes le 2 avril 1816.

Une rencontre est organisée dans les jardins de Versailles en mai 1816 entre Madame Royale, le duc de Berry et Louvel. Témoignage du comte de Pons relaté dans un post précédent. L'affaire se passe mal et Louvel retrouve dépité son atelier d'unique sellier du Palais des Tuileries.

Louvel est allé tout raconter à sa marraine (celle du vrai Louvel), Marie-Louise Belleville, jardinière en chef à Trianon. Cette dernière va transmettre le récit à Toussaint Charpentier, jardinier en chef au Luxembourg et à Trinaon (Charpentier s'occupe de Versailles depuis 1805-1807).

Au mois de juin 1816, Charpentier va raconter aux autorités (Ministère de la Police - Présidence du Conseil) qu'il a enterré un petit cercueil en juin 1795, de nuit, sur ordre de la Commune. Et un membre du Conseil de dire "que le petit Capet aurait du mal à retrouver sa famille". Charpentier invente cette histoire pour faire croire que Louvel est un imposteur; pour éviter des ennuis à Louvel-Louis XVII. Le roi fait arrêter les recherches au cimetière Ste Marguerite aussitôt. Par contre, il va faire dépêcher par Decazes une enquête sur Barras et consorts (enquête du marquis de Bonneval - "Le roi perdu"). Il saura ainsi que Barras a fait sortir l'enfant du Temple, mais un substitué. Barras et Fouché s'en sont rendus compte et leurs pensées sont allés à Robespierre !

Eloge de Louis XVIII sur Robespierre (cet homme n'aurait-il pas voulu restaurer la Monarchie ?); versement de la pension de Charlotte de Robespierre confirmé; pas de sacre pour Louis XVIII (malgré la préparation de la cérémonie, remise X fois !).

Tout va se calmer. Louvel-Louis XVII finira peut-être par être reçu par sa famille discrétement. Il ne veut pas d'honneurs. Mais Berry va commettre une faute que Louvel ne lui pardonnera pas : ne plus croire en lui et se tourner vers un autre prétendant (dispute du roi avec Berry trois semaines avant l'assassinat du prince).
13 février 1820 : Louvel frappe !
Il ne pipera mot à personne sur son identité; décidant de mourir comme son père et sa mère. Louis XVIII espérera un aveu; mais il n'y en aura pas. Il laissera mourir son neveu comme il l'entend : guillotiné.

Durant la guerre entre le Japon et la Russie (1904-1905), l'empereur du Japon envoya un officier livrer de faux renseignements aux russes. Pour convaincre ceux-ci de la véracité de ses dires, l'officier et sa famille se suicidèrent sur demande du Mikado.

"Vous voulez du Roman; lisez l'Histoire". François Guizot.

pilayrou

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Re: 1er semestre 1816 : tout ce joue là !

Message par pilayrou le Ven 9 Nov - 17:41

Quand il s'agit d'évoquer du concret, d'établir des liens, des scénarios, on dirait qu'il n'y a plus personne ! affraid

pilayrou

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Re: 1er semestre 1816 : tout ce joue là !

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